MOUVEMENT des INSOUMIS


Insoumis - Partie de balle

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SOUPER DU RPS

Le Rassemblement pour un pays souverain a organisé la dixième édition du « Souper du 15 février » afin d'honorer la mémoire des Patriotes pendus au Pied-du-Courant, le 15 février 1839. Le thème était la Charte de la laïcité au Québec.

Le Rassemblement pour un pays souverain décernera les Grandes Palmes d'or patriotiques à madame Doris McInnis et monsieur Reggie Chartrand pour leur dévouement exemplaire envers la cause patriotique et de leur exceptionnelle contribution à l'avancement de la cause indépendantiste.


CONTEXTE

Une fois de plus, plusieurs membres et sympathisants/es du mouvement des Insoumis se réunissent suite à l'invitation du Rassemblement pour un pays souverain (RPS). Deux tables sont réservées au nom des Insoumis, sans compter deux autres tables pour l'un de nos membres et sa famille, même chose pour l'une de nos sympathisantes.



LA SOIRÉE

Le Rassemblement pour un pays souverain est heureux de vous inviter à sa dixième édition du « Souper du 15 février » afin d’honorer la mémoire des Patriotes pendus au Pied-du-Courant, le 15 février 1839. Notre thème cette année est la Charte de la laïcité au Québec. Les conférenciers invités seront Monsieur Gilles Rhéaume, porte-parole de l’Association des descendants des Patriotes et de l’Assemblée des Patriotes de l’Amérique française, de Madame Djemila Benhabib, journaliste, chroniqueuse au Journal de Montréal et auteure des livres "Ma vie à contre-Coran" et "Les Soldats d'Allah à l'assaut de l'Occident" et de Madame Louise Mailloux, professeure de philosophie au Cegep du Vieux-Montréal et auteure des livres "Une Charte pour la nation" et "La laïcité, ça s'impose".


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La salle est bondée, pleine à craquer et tous et toutes sont ravis/es de côtoyer de grandes personnalités telles que Bernard Landry, Pierre Duchesne et bien d'autres. Les représentants de tous les groupes indépendantistes sont aussi au rendez-vous, François St-Louis, président du Mouvement souverainiste du Québec (MSQ), Mario Beaulieu, chef du Bloc québécois et bien évidemment, Benoit Roy, président du Rassemblement pour un pays souverain (RPS) et organisateur de l'événement.



Insoumis - Souper du RPSLa soirée a débutée par le salut du drapeau du Québec ainsi que celui des Patriotes. L'animatrice de la soirée a ensuite salué la présence de l'ancien premier ministre du Québec, monsieur Bernard Landry; du ministre de l'enseignement supérieur de la recherche, de la science et de la technologie, monsieur Pierre Duchesne; de la présidente d'honneur de la soirée, madame Chantal Renaud; militantes engagées dans la cause de la laïcité, madame Louise Mailloux et madame Djemila Benhabib; les pionniers de l'indépendance au Québec, madame Doris McKinnis et monsieur Reginald Chartrand (malheureusement absent à cause de maladie) et les membres de leur famille.


Vient le tour du grand conférencier, Gilles Rhéaume; de madame Chantal de nulle part; du chef du Parti indépendantiste, monsieur Michel Lepage; de la Société Saint-Jean Baptiste de Montréal, madame France Langlais et monsieur Yves Saint-Denis; de monsieur Sylvain Meunier et du mouvement des Insoumis.


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Membre des Insoumis et ancien membre des Chevaliers de l'indépendance, Rhéal Mathieu, présente Doris (sympathisante) et l'un de ses fils, François, qui représente Reggie en raison de l'absence de celui-ci. Il trace un portait de ce qu'était le combat pour l'indépendance à l'époque, en lisant un texte écrit par François Chartrand. Suit ensuite la remise officielle des Grandes Palmes d'or patriotiques à Doris et Reggie, ce dernier étant représenté par François.



Président du Rassemblement pour un pays souverain, Benoît Roy, annonce la prise de position favorable à la Charte de la laïcité, du RPS, décision chaudement applaudie par l'assistance. Gilles Rhéaume prend ensuite la parole comme lui seul sait le faire et dénonce du même coup les symboles ostentatoires.





« Dehors la couronne britannique du salon bleu! »

Gilles Rhéaume





Et termine en citant Félix Leclerc: « Nous n'avons pas le droit d'être des nains quand on descend de géants ». Vive la république du Québec!


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Une présentation humoristique de Chantal de nulle-part, adaptation libre de la fable de LaFontaine, l'hirondelle et les petits oiseaux. Suivie d'une allocution de madame Djemila Benhabib, auteure des livres « Ma vie à contre-Coran » et « Les soldats d'Allah à l'assaut de l'Occident ». Elle offre un émouvant plaidoyer en faveur de la laïcité aux gens présents, ayant elle-même déjà vécu sous le joug de l'islam, en Algérie. Elle raconte comment elle est devenue indépendantiste, affirme son intention de lutter contre l'islamisation du Québec et de partout dans le monde.


Louise Mailloux prend ensuite la parole, auteure des livres « Une Charte pour la nation » et « La laïcité, ça s'impose », expliquant comment le voile est utilisé par l'islam politique. Elle dénonce la complaisance du gouvernement libéral au sujet de l'islamisation, des accomodements au cas par cas et démontre à quel point les institutions telles les garderies, écoles et universités sont investies par les islamistes.


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Le ministre Pierre Duchesne parle ensuite des hommes d'honneurs qu'étaient les patriotes, leur lutte contre la corruption et fait le lien entre les libéraux d'aujourd'hui. Il souligne le rapprochement entre Philippe Couillard et Jean Charest, parle de l'enquête menée par l'UPAC visant le Parti libéral, la perquisition dans les bureaux de ces derniers etc. Il termine en annonçant un cour d'Histoire obligatoire au Cegep.



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Le dernier mais non le moindre à se rendre au micro, l'ancien premier ministre du Québec, monsieur Bernard Landry. Il débute par un clin d'oeil à son épouse, Chantal Renaud, qui agit à titre de présidente d'honneur de la soirée. Monsieur Landry dénonce tout de go le vol d'identité que nous avons tous subit, le nom même de "Canadien", la feuille d'érable ainsi que l'hymne nationale, composée pour la Société Saint-Jean Baptiste de Montréal, etc. Il conclut en faisant l'éloge du Québec et disant qu'il faut que le drapeau québécois flotte devant le siège social des Nations-Unies et que ce jour venu, le monde entier aura compris que nous avons choisi d'un Québec libre.



RÉSUMÉ HISTORIQUE

LES CONDAMNÉS



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Le 15 février 1839, à 9h00 du matin, 5 Patriotes montent sur l'échafaud afin d'y être pendus. Il s'agit de Chevalier DeLorimier, notaire, Charles Hindelang, militaire français, Pierre-Rémi Narbonne, huissier, Amable Daunais, cultivateur et finalement, de François Nicolas, instituteur.


Amable Daunais et François Nicolas.

Insoumis - Souper du RPSInsoumis - Souper du RPSDaunais et Nicolas sont tous deux condamnés à mort à la suite de leur procès se terminant le 6 février 1838. Ils avaient déjà été accusés de meurtre contre Joseph Chartrand, un espion pour le compte des loyalistes, mais avaient été déclarés innocents en vertu d'un jugement rendu par un jury canadiens-français. Les bureaucrates avaient donc peu d'estime pour eux et cette nouvelle de mise à mort est très bien reçue. Adam Thom écrit dans le Montreal Herald que "la providence favorise évidemment les Loyaux, puisqu'elle a livré à la justice un si grand coupable; personne ne convient mieux à l'échafaud que Nicolas." (Lacoursière, 1996: 412).


Pierre-Rémy Narbonne.

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Narbonne exprimait une grande haine envers les autorités anglaises. Lors de sa première arrestation, suite au soulèvement de 1837, il demande d'entrer chez lui un instant afin de dire adieu à sa femme malade. Sa requête est refusée et à son arrivée à la prison de Montréal il apprend que la nouvelle de son arrestation avait tué sa femme. Amnistié par Durham, il reprend rapidement les armes au sein des Frères chasseurs, mais il est arrêté à nouveau après la bataille d'Odelltown alors qu'il essayait de traverser les lignes ennemis. Il subit son procès le 26 janvier 1839 avec plusieurs confrères. À l'attente de son exécution, il est dans un état de fureur continuelle et conserve cette haine inextinguible contre les bureaucrates. ( Filteau, 1980: 436 ).


Charles Hindelang.

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Hindelang est également arrêté suite à la bataille d'Odelltown. Cherchant à fuir, il n'a plus la force de continuer et se livre aux autorités. Il subit son procès le 22 janvier 1839, seul, puisque natif de France, il n'était pas un sujet britannique et il ne pouvait donc pas être incriminé pour haute trahison. Il tente l'impossible pour se faire innocenter, prétextant que son nom fut mal prononcé et qu'un français ne pouvait être jugé par les lois anglaises. Le jury n'est pas impressionné et le condamne à être pendu le jour même.


Chevalier DeLorimier.

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DeLorimier tente de passer la frontière suite à la bataille d'Odelltown, mais cherchant à fuir un corps de garde, il est arrêté et amené à Montréal. Son procès se tient du 11 au 20 novembre en compagnie des chefs du soulèvement de Beauharnois. Après délibération du jury, tous les chefs sont condamnés à mort, mais seul DeLorimier se rendra jusqu'à l'échafaud. Son procès soulève beaucoup d'enthousiasme chez les Loyaux et à chacune des apparitions des prisonniers, une foule fanatique l'accueille avec des pierres et des insultes. Selon Filteau, DeLorimier présente une défense solide cherchant à discréditer les attaques du procureur qui le fait passer pour un être dangereux. Malgré ses efforts il est condamné à mort.





L'ANNONCE

Le 12 février 1839, la rumeur circule à la prison du Pied-du-Courant que les autorités avaient fait la commande de cercueils, mais sans savoir à qui ils étaient destinés. Quoique conscients que la mort est imminente, les prisonniers dorment mal dans la nuit du 12 au 13. Cette nouvelle leur fait faire de mauvais rêves (David, 1884: 240). Au lendemain, le geôlier entre dans le corridor menant aux cellules des prisonniers et appelle Charles Charles Hindelang et Chevalier DeLorimier. À leur retour, ceux-ci apprennent à leur confrères qu'ils doivent être exécutés vendredi de cette semaine en compagnie de 3 hommes en provenance d'une autre section de la prison: Narbonne, Daunais et Nicolas. Vers 18h00 ce même jour, on demande aux prisonniers de regagner leur cellule, chacun deux par deux, Jean-Baptiste Henri Brien, compagnon de cellule de DeLorimier, demande à François-Xavier Prieur de changer de place avec lui. Il sait qu'il détient sa part de responsabilité dans cette exécution ayant divulgué des renseignements aux autorités en retour de l'adoucissement de sa peine. Il avait déclaré que DeLorimier était le chef du soulèvement dans la région de Châteauguay.



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À la veille de leur exécution, les confrères de cellules de Charles Hindelang et DeLorimier organise un dernier repas. DeLorimier refuse de prendre la place qui lui revient, préférant se balader dans le corridor en compagnie de sa femme. C'est donc Charles Hindelang qui préside le repas à l'avant d'une table où règne une triste gaieté. DeLorimier vient les rejoindre pour un dernier verre de vin et les deux condamnés entre dans leur cellule pour leur dernière nuit. Ils profiteront de la nuit pour écrire à leurs proches. Charles Hindelang se montre courageux devant les événements alors qu'il écrit ces quelques mots: "Baron, si jamais il te tombe sur la main un de ces habits rouges, fait lui prendre le même chemin, afin qu'il m'apporte de tes nouvelles; mais souviens-toi que je suis général et qu'il me faut quelque chose de bien, au moins un colonel, sans cela, je te le renvoie." (David,1884: 243). DeLorimier laisse paraître la même résignation dans ses écrits, mais avec plus d'humilité. Ne regrettant rien du passé, il entretient encore de l'espérance pour l'avenir. Il termine son testament en s'écriant « Vive la liberté, vive l'indépendance ».


LES PENDAISONS

Insoumis - Souper du RPSLe matin du 15 février, les 5 condamnés montent sur l'échafaud, malgré tous les efforts entrepris pour les sauver. Leurs avocats, Lewis Thomas Drummond et Adolphe Hart, avaient tenté de faire changer d'idée le gouverneur et le Conseil en suppliant leur clémence et en leur signalant la prohibition de la cour martiale, mais en vain. On menace également les autorités anglaises dans l'Aurore des Canadas que "le peuple appellera martyrs ceux qui meurent sur l'échafaud. [...] prenez garde à la première tête qui tombe, elle met le peuple en appétit." (Filteau, 1942: 209). La foule est généralement silencieuse à l'entrée en scène des condamnés; seuls quelques uns ricanent, ceux-ci ayant acceptés l'invitation du Montreal Herald les conviant à une nouvelle partie de pendaison, en espérant "que la pendaison de ces rebelles n'est que le préface à un gros volume". (David, 1884: 215).


Pendant les derniers préparatifs, Charles Hindelang persiste à crier « Vive la liberté » à la foule. Puis, les trappes s'ouvrent l'une après l'autre et Narbonne, mal ligoté vu son bras coupé, s'agrippe à la corde. Le bourreau doit s'y prendre par deux fois afin d'en finir avec lui.



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