MOUVEMENT des INSOUMIS


Insoumis - Photo de groupe

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MAISON NATIONALE DES PATRIOTES

Saint-Denis-sur-Richelieu a un musée appelé la Maison nationale des Patriotes, un centre d'interprétation qui présente l'histoire du mouvement Patriote qui fut dirigé par le plus illustre des résidents du village : Wolfred Nelson.


CONTEXTE

Maintes fois il a été reproché au mouvement des Insoumis d'être trop festif. Nous avons donc décidé d'organiser des journées culturelles afin de remplacer occasionnellement les activités festives. La première de ces journées est notre visite à la Maison nationale des patriotes, située à Saint-Denis-sur-Richelieu. Nous louons donc un autobus de 21 passagers afin de faire ce pèlerinage. Visite culturelle, il va de soi, un retour aux sources que tout indépendantiste devrait faire au moins une fois dans sa vie. Côtoyer les reliques du passé ayant appartenues à ces valeureux patriotes, qui n'étaient souvent que des cultivateurs, des pères de famille et des fils, nous rapproche de ces personnages ainsi que de leur histoire trop peu connue.



LA VISITE DE LA MAISON

Insoumis - Monument des patriotes




Juste à coté de la Maison nationale des patriotes, se trouve un parc entouré de drapeaux patriotes et au beau milieu, un magnifique monument à la mémoire de ces derniers. Difficile de ne pas prendre quelques minutes de recueillement et d'avoir une pensée pour ces hommes qui osèrent affronter l'armée britannique, bien souvent au péril de leur vie.







La journée est nuageuse et il tombe quelques brins de pluie, les Insoumis entrent à l'intérieur de la Maison des patriotes.



Insoumis - Étagères et objetsInsoumis - Guide des lieux


Sitôt entré, on ne peut s'empêcher de remarquer l'épaisseur des murs de pierre, la solidité est évidente et se trouve rassurante. À droite, un coin réservé aux souvenirs, affiches, livres, drapeaux et autres articles sont offerts aux visiteurs. Notre hôte nous raconte brièvement l'histoire de la maison pour ensuite nous indiquer le parcours; la visite des lieux peut commencer.





Deux étages de pièces où se côtoient différents artéfacts de l'époque des valeureux patriotes, des meubles de tous genres, bureaux, vaisseliers, banc de quêteux etc. Une immense fresque représentant l'assemblée des six comtés, plusieurs tableaux des patriotes, des vêtements et plusieurs objets tels que pistolets, carabines, munitions et poires à poudre à fusil. Un dernier arrêt pour acheter des souvenirs et la visite est terminée.



Insoumis - Chandeliers Insoumis - Armes d'époques Insoumis - Coin souvenir


Le soleil est revenu et le temps est radieux à l'extérieur. Nous nous rendons donc à la statue de Louis-Joseph Papineau, sur les bords de la rivière Richelieu.


Insoumis - Statue de Louis-Joseph Papineau



Dimanche, le 21 octobre 2012, un bronze à l’effigie du chef des patriotes, Louis-Joseph Papineau, a été officiellement dévoilé à Saint-Denis-sur-Richelieu, en présence de la première ministre Pauline Marois et de plusieurs autres dignitaires, dont l’ancien premier ministre Bernard Landry. La cérémonie s’est déroulée dans le cadre du 175e anniversaire des patriotes de 1837-1838, grâce aux 100 000 $ amassés par le Comité du mémorial Louis-Joseph Papineau. La statue est l’oeuvre du sculpteur Jules Lasalle.







RÉSUMÉ HISTORIQUE

LES ORIGINES

C'est en 1769 que Jean-Baptiste Mâsse voit le jour à Québec. Très jeune, il y étudie la forge et accède au titre de maître forgeron alors qu'il est à peine âgé de 20 ans. Influencé par son frère aîné, Antoine, il installe sa maison et sa boutique à Saint-Denis vers 1790, où le premier réside déjà. Plus petite que la maison actuelle, celle-ci était construite en bois (pièces sur pièces). Les vestiges de ses fondations ont d'ailleurs été mises au jour lors des fouilles archéologiques réalisées dans les années 1980. Le complexe possédait également une étable.



Insoumis - Saint-Denis-sur-Richelieu


L'année suivante, il unit sa vie à celle de Geneviève Marchesseau de Saint-Antoine. Cette union sera cependant de courte durée. En mai 1795, Jean-Baptiste perd subitement sa jeune femme qui le laissera sans enfant. En 1797, le deuil est terminé. Il prend pour épouse Marie Josephte Moras dite Laurin de Saint-Denis qui le comblera de neuf enfants.


Insoumis - Croquis de la maisonPeu de temps après son mariage, Jean-Baptiste entreprend un changement de carrière. Ambitieux, il aspire à des activités commerciales plus importantes. Il vend ses outils à François Germain, maître forgeron de Saint-Ours. Dès lors, il se fait désigner aubergiste et marchand. Selon les actes notariés, il possèdera et louera au cours des 35 années suivantes, simultanément ou successivement, deux terres à Saint-Denis, quatre à Saint-Ours, une maison et un magasin à Saint-Hyacinthe, un lopin à La Présentation, deux moulins à vent et un moulin à scie à Saint-Denis, en plus de prêter de l'argent et de racheter des créances. On ne révèle cependant aucune activité importante à Saint-Charles, sans doute parce que le seigneur Debartzch y régnait en maître absolu.


En 1802, il signe par ailleurs, un contrat pour 32 châssis, ce qui laisse croire qu'il désire modifier sa maison actuelle pour répondre aux besoins de sa nouvelle entreprise. Toutefois, ce n'est qu'en 1809 que la maison de bois est déménagée pour faire place à la future maison de pierre. Cette construction est un bel exemple d'architecture urbaine en milieu rural et elle a sans doute été inspirée de la maison de pierre de la rue Saint-Jean à Québec dont il avait hérité, ainsi que ses frères et sœurs, quelques temps auparavant. Elle possède un plan au sol en forme de trapèze rectangle, des murs coupe-feu, de multiples ouvertures, une glacière et un puits intérieur ainsi que six foyers à bois, témoins de l'aisance matérielle de Mâsse. Bien qu'elle ne comporte pour l'instant qu'un seul étage, elle sert à la fois de résidence familiale, d'auberge et de magasin général.


Insoumis - Maison nationale des patriotesEn 1813, bien que ses affaires sont florissantes, le malheur s'abat une seconde fois en janvier alors qu'il perd sa seconde épouse. L'année suivante, Mâsse rehausse sa maison d'un étage, la faisant figurer parmi les bâtiments les plus imposants de la région. Il prend également épouse, Marie Josephte Hodgins, avec qui il aura 10 enfants. Jean-Baptiste est un homme fortuné et respecté de tous, qui mènera ses affaires avec brio jusqu'en 1841. Cette année-là, il cesse toutes ses activités et rédige son testament. Il lègue notamment 1200 $ aux pauvres des paroisses voisines. Il meurt au cours de la même année, à l'âge respectable de 71 ans.



LA BATAILLE DE SAINT-DENIS

Insoumis - Bataille de Saint-Denis
La bataille de Saint-Denis est un événement des rébellions de 1837-1838. Elle a lieu le 23 novembre 1837 à Saint-Denis ( Saint-Denis-sur-Richelieu ), un village situé sur la rive sud de la rivière Richelieu. Elle oppose un groupe composé de 200 miliciens patriotes et de 600 civils sans armes dirigé par le docteur Wolfred Nelson, à un contingent de 300 soldats de l'armée britannique, dirigé par le lieutenant-colonel Charles Stephen Gore.



Au mois de novembre 1837, la crise amorcée par la réponse négative de la Grande-Bretagne aux revendications patriotes atteint un point culminant. Le 6 novembre 1837, une bagarre éclate dans les rues de Montréal entre les Fils de la liberté et le Doric Club. Dix jours plus tard, le gouvernement lance des mandats d'arrestation contre 26 chefs patriotes. Plusieurs d'entre eux choisissent alors de quitter Montréal pour se réfugier dans les campagnes. Louis-Joseph Papineau et Edmund Bailey O'Callaghan, après un arrêt à Varennes, se rendent à Saint-Denis.


Insoumis - Sir John Colborne, 1778-1863

Sir John Colborne, le commandant en chef des forces armées dans les deux Canadas, décide d'envoyer deux détachements de l'armée pour arrêter les chefs patriotes visés par les mandats d'arrestation. Croyant que la plupart des chefs se trouvaient à Saint-Charles ( Saint-Charles-sur-Richelieu ), un premier détachement mené par le commandant George A. Wetherall, prend la route du sud par Chambly. Un second, dirigé par Charles Stephen Gore, prend la route du nord en direction de Sorel ( Sorel-Tracy ).




Papineau et O'Callaghan, qui ont rejoint Nelson à Saint-Denis, organisent alors la résistance aux arrestations prévues dans ce village et celui de Saint-Charles. Ils mettent en place des camps et réquisitionnent des armes. Au matin du 23 novembre, alors que le détachement de Gore se trouvait à proximité de Saint-Denis, Papineau et O'Callaghan quittent le village en direction de Saint-Hyacinthe.


Insoumis - Position des troupes
Lorsque l'armée de Gore arrive à proximité de Saint-Denis, les soldats sont épuisés par une marche qui a duré toute la nuit sous le froid et la pluie. De leur côté, les patriotes voient venir les troupes et plusieurs se barricadent dans des bâtiments de pierre à l'entrée du village. La bataille tourne à l'avantage des patriotes, qui bénéficient de l'effet de surprise et d'un meilleur positionnement stratégique. Après environ six heures de combat, Gore sonne la retraite. Les pertes des patriotes s'élèvent à 12 morts et 7 blessés, tandis que les Britanniques comptent 6 morts, dix blessés et 6 disparus.



La bataille de Saint-Denis est la seule victoire des patriotes durant les rébellions de 1837-1838. Elle est suivie par leurs défaites lors des batailles de Saint-Charles ( 25 novembre ) et de Saint-Eustache ( 14 décembre ). Par la suite, plusieurs patriotes se réfugient aux États-Unis où ils s'organisent autour du docteur Robert Nelson.



Insoumis - Maison nationale des patriotes



Wikipédia

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