MOUVEMENT des INSOUMIS


Insoumis - Partie de balle

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DISTRIBUTION DE TRACT AU CINÉMA

La Maison du pêcheur a été le lieu de rencontre en 1969 entre Bernard Lortie, fils de pêcheur gaspésien et ses futurs acolytes Paul Rose, Jacques Rose et Francis Simard. Les événements de l’été 1969 ont précédé la formation de la cellule Chénier, du Front de libération du Québec (FLQ).


CONTEXTE

Le vendredi 13 septembre 2013 avait lieu le lancement du film "La maison du pêcheur", film racontant les premiers balbutiements de la cellule Chénier, du Front de libération du Québec. Neuf membres du mouvement des Insoumis s'y rendent, avec une intention bien arrêtée, recruter parmi l'assistance de nouveaux sympathisants/es.



L'OPÉRATION

Insoumis - Communiqué des InsoumisInsoumis - Communiqué du FLQ


Des tracts sont imprimés dans ce but précis, et pour l'occasion, ils doivent ressembler au manifeste du FLQ, tel que présenté aux médias en 1970.

Les nouvelles technologies leur permettent une meilleure qualité de production, mais ils s'efforcent de reproduire assez fidèlement l'original.




Tout de suite après la fin de la représentation, l'un des membres se lève debout et lance dans la salle, toujours plongée dans l'obscurité, un retentissant :


« Un peuple debout, jamais ne sera vaincu ! »


Suivi aussitôt par le reste des membres, à l'unisson :


« Nous vaincrons, nous vaincrons, nous vaincrons ! »


Les Insoumis avaient auparavant pris position dans la dernière rangée du cinéma, tout au fond de la salle, contrôlant ainsi les deux sorties. Les spectateurs quittent et se voient remettre à chacun l'un des tracts, imprimés la veille.



Insoumis - Film la maison du pêcheur


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LE FILM « LA MAISON DU PÊCHEUR »

Insoumis - Affiche du film « La maison du pêcheur »




La Maison du pêcheur est un film québécois réalisé par Alain Chartrand, sorti en 2013. La recherche historique et les entrevues ont été faites par Jacques Bérubé, qui a aussi écrit le scénario de base. Alain Chartrand et le coscénariste Mario Bolduc ont ensuite complété le travail d'écriture. Le tournage a été fait à Percé, en Gaspésie du début septembre à la mi-octobre 2012 et deux jours de tournage ont eu lieu à Montréal, à la fin novembre.







RÉSUMÉ HISTORIQUE

LA MAISON DU PÊCHEUR

Été 1969, un groupe de jeunes créent la maison du pêcheur, lieu de rassemblement et de conscientisation politique et linguistique. Parmi eux figurent Francis Simard, Bernard Lortie et les frères Paul et Jacques Rose, ceux-là même qui formeront la cellule Chénier du Front de libération du Québec (FLQ).



Insoumis - Cellule Chénier


« La Gaspésie se vend peu à peu aux caprices de l'américanisation », souligne le manifeste de la maison du pêcheur. Alors que les pêcheurs des environs peinent à survivrent, l'afflux de riches touristes américains incite les commerçants à adopter un affichage anglophone, ce qui provoque la colère de Paul Rose et de ses comparses.


Insoumis - Livre de Francis Simard



La bande dérange les autorités municipales, qui prennent les grands moyens pour l'évincer. Un soir, les pompiers débarquent avec le camion à incendies et passent toute la maison du pêcheur au tuyau d'arrosage. « Nos policiers-pompiers sont repartis tout fiers d'avoir lavé les pouilleux, les crottés, les sans-argent de la maison du pêcheur. » écrit Francis Simard dans son livre Pour en finir avec Octobre.

Cet épisode Gaspésien a eu une forte influence sur la cellule naissante, qui choisira d'agir dans la clandestinité. Si les jeunes de la maison du pêcheur ne se sont pas encore radicalisés, ils adhèrent déjà vigoureusement à l'idée d'un Québec indépendant.





Les murs de la maison du pêcheur ne sont pas seulement tapissés de propos politiques et engagés. Des dessins érotiques, et parfois même carrément grivois, témoignent également de l'émancipation sexuelle de l'époque.


Insoumis - Paul Rose devant la maison du pêcheur




Expulsés à la suite d'une résolution du conseil municipal en juillet 1969, Simard, Lortie, les frères Rose et compagnie contre-attaquent au moyen d'une conférence de presse, à Montréal, qui fait grand bruit. Ils réussiront à calmer le jeu pendant quelques semaines, avant d'être de nouveau chassés.







MANIFESTE DE LA MAISON DU PÊCHEUR

PERCÉ N’APPARTIENT PAS AUX MARCHANDS !

À la suite des déclarations du nouveau maire de Percé (propriétaire de trois commerces…) à l’effet que les étudiants de Percé constituent un danger pour la préservation des beautés en Gaspésie, nous, résidents de la Maison du Pêcheur, tenons à apporter les précisions suivantes.


Insoumis - Graffitis sur les murs


Nous ne sommes pas de prétendus hippies, mais tout simplement des Québécois et, comme tels, quel que soit nos revenus, nous croyons avoir le droit de citer sur notre territoire. Si nous avions le moindre doute que notre présence nuit de quelque façon au tourisme, nous partirions au plus tôt.





Nous avons assez le sens des responsabilités pour ne point nuire à une région que le gouvernement ignore depuis toujours et qu’il laisse à toutes fins pratiques entre les mains du tourisme d’élite et sa clique d’exploiteurs.

Si nous restons en Gaspésie, c’est que justement nous croyons « que les beautés que le Créateur a répandues en Gaspésie », comme le dit si bien le maire M. André Méthot, sont en train de s’envoler. Il suffit de rouvrir quelque peu les yeux sur la route 6 pour constater que « les stands de hot dog », les « tourist courts », les « fishing sea », etc. sont en train d’enlever à la région son véritable caractère gaspésien. La Gaspésie se vend peu à peu aux caprices de l’américanisation.

Quand M. Méthot prétend que les étudiants « imposent leur présence inopportune », nous sommes en droit de nous demander à QUI cette présence est-elle inopportune? Est-ce qu’elle l’est aux Québécois nés, vivants et travaillants en Gaspésie pour de maigres salaires, ou n’est-ce pas plutôt aux monopoles constitués par les hôtelleries dans les petites villes et villages?


Insoumis - Graffitis sur les murs
On peut se demander pourquoi le maire de Percé sent tout à coup le besoin de mettre au grand jour les problèmes économiques de la Gaspésie… Sans doute est-ce pour les mêmes raisons qui l’ont incité, l’an dernier, à se laisser pousser une barbe, alors que cela lui rapportait un profit supplémentaire. Du moins si quelques-uns d’entre nous sommes barbus, ce n’est pas pour « faire pittoresque » et gagner davantage d’argent avec les touristes à la recherche de folklore, mais plutôt parce que nous croyons encore à l’individu et à ses droits.



Si M. Méthot s’occupe de la Gaspésie, alors qu’auparavant, l’été fini, il semblait beaucoup plus intéressé par les chaudes plages du sud, c’est que profiteur depuis toujours d’une situation économique déplorable, il sent aujourd’hui ses intérêts propres dangereusement compromis. Et ils le sont.

La plupart d’entre nous visitons la région pour la première fois de notre vie. Nous avions entendu parler des beautés du paysage et des problèmes économiques de la Gaspésie. Nous ne pensions jamais que la situation pouvait être aussi tragique. Quand on pense à tout ce que reçoivent les grands centres du Québec et, plus particulièrement Montréal et sa région, nous trouvons cela tout simplement écoeurant.

Alors qu’on s’amuse à dépenser des sommes folles pour l’Expo, le stade de baseball, les « congrès à la chefferie » de l’Union Nationale, la Place des Arts ( pour les gens « biens » ), et les embellissements de toutes sortes, ici, il n’y a même pas d’industries de base, de routes adéquates, enfin il n’y a aucune PLANIFICATION.


Insoumis - Scène du film
Le gouvernement se permet de laisser enlaidir (« Québec laisse faire… ») progressivement le paysage en tolérant non seulement les affichages affreux, mais en remettant entre les mains des commerçants profiteurs le soin de présenter, d’entretenir et même de posséder les beautés du pays. Il faut PAYER pour le BEAU. Seul les RICHES Américains ou les élites locales peuvent se PAYER le luxe de voir les beautés de notre pays. Combien d’ouvriers peuvent aller en Gaspésie?



Quand nous reviendrons dans nos villes (et pour un certain nombre d’entre nous, cela voudra dire des villes de la Gaspésie), on entendra parler de plus en plus de la Gaspésie. Quand le gouvernement s’occupera d’industrialiser la Gaspésie, d’appliquer le plan B.A.E.Q., de planifier le tourisme et, surtout, de le rendre accessible à tous, alors nous nous tairons. Pas avant.


VIVE LA GASPÉSIE AUX PÊCHEURS D’ABORD !

VIVE LES GASPÉSIENS LIBRES !

VIVE LE QUÉBEC LIBRE !

COMITÉ D’ACTION DE LA MAISON DU PÊCHEUR



Wikipédia

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