Marche du mouvement Montréal francais

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AU QUÉBEC C'EST EN FRANÇAIS

Peu avant les élections du 7 avril 2014, Philippe Couillard affirmait que même dans les petites PME, on demande que les gens soient capables de parler aux clients qui s'expriment en anglais, aussi dans les chaînes de montage.

Retour aux années soixante avec le " speak white " ?

Insoumis - Auteure du poème Speak White, Michelle Lalonde 1937
L'insulte " speak white " est une injonction raciale permettant d'agresser ceux qui appartiennent à un groupe minoritaire, et qui se permettent de parler une autre langue que l'anglais dans un lieu public. Dans le contexte colonial du Canada et des traites négrières de l'époque, l'injure signifie qu'un esclave ne peut parler sa langue et doit adopter celle de ses maîtres. Au Québec, l'usage de cette insulte a continué jusque dans les années 1960, moment où elle a diminué avec la prise de conscience qui a accompagné la révolution tranquille.





« Quand nous défendons le français chez nous, ce sont toutes les langues du monde que nous défendons contre l'hégémonie d'une seule. »

Pierre Bourgault




LE FRANÇAIS

Insoumis - Siège social des Nations-Unies à New-YorkLe français est une langue indo-européenne de la famille des langues romanes. Le français s'est formé en France (variété de la « langue d’oïl ») et est aujourd'hui parlé sur tous les continents par environ 274 millions de personnes dont 212 millions l'utilisant quotidiennement, avec 76 millions à 77 millions de locuteurs natifs. En 2014, 77 millions d'élèves et étudiants s'instruisent en français dans le monde. Elle est une des six langues officielles et une des deux langues de travail (avec l’anglais) de l’Organisation des Nations unies, et langue officielle ou de travail de plusieurs organisations internationales ou régionales, dont l’Union européenne. Après avoir été à l’époque de l’Ancien Régime français la langue des cours royales et princières, des tsars de Russie aux rois d’Espagne et d'Angleterre en passant par les princes de l’Allemagne, elle demeure une langue importante de la diplomatie internationale aux côtés de l’anglais, de l'allemand et de l’espagnol.


La langue française est un attribut de souveraineté en France, depuis 1992 « la langue de la République est le français » (article 2 de la Constitution de la Cinquième République française). Elle est également le principal véhicule de la pensée et de la culture française dans le monde. La langue française fait l’objet d’un dispositif public d’enrichissement de la langue, avec le décret du 3 juillet 1996 relatif à l'enrichissement de la langue française.


Insoumis - Académie française

Particularité de la langue française, son développement et sa codification ont été en partie l’œuvre de groupes intellectuels, comme la Pléiade, ou d’institutions, comme l’Académie française. C’est une langue dite « académique ». Toutefois, l’usage garde ses droits et nombreux sont ceux qui popularisèrent cette langue vivante, au premier rang desquels Rabelais et Molière : il est d’ailleurs question de la « langue de Molière ».



LES ORIGINES: VOCABULAIRE ET ÉTYMOLOGIE

La majorité du fonds lexical français provient du latin (en tant que langue-mère) ou bien est construit à partir des racines gréco-latines. De nombreux termes possèdent un doublon de même étymologie, l’un ayant évolué à travers les siècles à partir du latin populaire tandis que l’autre est emprunté directement au latin classique : métier/ministère, façon/faction, raide/rigide, froid/frigide, frêle/fragile, rançon/rédemption, raison/ration, poison/potion, chance/cadence, etc. Souvent l'invention de mots à partir d’un mot bien français passe par un emprunt à sa forme en latin classique : mère/maternel, frère/fraternel, cheveu/capillaire, foi/fidèle, œil/oculaire, sûr/sécurité, siècle/séculaire, etc.


Insoumis - Table de bronze du IIe siècle


Il est ignoré jusqu’à quel point la langue gauloise a pu influencer le français. Son apport lexical se réduirait à une centaine de mots, tels que char/charrue, mouton, crème, dont une partie proviendrait d’emprunts du latin au gaulois. L’étymologie de ces expressions n’est d’ailleurs pas toujours assurée. Quant à son influence sur la syntaxe et la prononciation, elle est également indéterminée.

Le francique, en tant que superstrat, a laissé également quelques mots importants (gris, blanc, blond, bleu, etc.) et aurait fortement influencé la prononciation du roman du Nord de la Gaule, autrement dit des langues d'oïl et du proto-français.






Il est parfois désigné sous le terme francien ce proto-français comme dialecte de langue d'oïl parlé en Île-de-France au Haut Moyen Âge, qui est à l’origine du français d’aujourd'hui. Mais ce terme a été inventé en 1889 par Gaston Paris, un linguiste français, pour désigner ce dialecte médiéval qui très tôt, en fait, dès le XIIe siècle avec l’essor de Paris, s’est enrichi des autres parlers d’oïl : normand, picard, lorrain, bourguignon. Le terme francien n’était pas utilisé par les gens qui le parlaient, puisqu’il était déjà nommé franceis puis françois (sans confusion possible car, à l'origine, le domaine royal du roi de France, partie du royaume de France sous contrôle direct du roi, se limitait à une partie de l’actuelle Île-de-France, et sa langues d'oïl locale, le françoys, était encore bien distincte de celle des autres régions environnantes non encore rattachées au royaume dont certaines sans allégeance à celui-ci). Avant le XIIe siècle, il était question de roman ou de langues romanes, qui étaient plus ou moins mutuellement intelligibles. C’est pourquoi une désignation commune de langue(s) d’oïl a été donnée. Dès lors que ces dialectes devinrent moins mutuellement intelligibles, les locuteurs leur donnèrent le nom de picard, normand, wallon, françois, etc.


Insoumis - Langue d'oïlLe français parlé aujourd’hui tire son nom de cet ancien franceis, qui a évolué lentement vers un parler supra-régional à partir des XIe/XIIe siècles (franceis [frãntsëé] > françois [frãswé] > français [frãsé]. Les autres langues d’oïl disparurent petit à petit au fur et à mesure que le français prenait du prestige, mais aussi parce que les langues d’oïl étaient très proches du françois. Cela explique pourquoi, a contrario, malgré un recul encore constaté, les langues non romanes et les dialectes non d’oïl persistèrent ou résistèrent davantage : breton, occitan, alsacien, basque, flamand, corse, même si ces derniers ont eux aussi enrichi la langue française.




LE FRANÇAIS QUÉBÉCOIS

Le français québécois, aussi appelé français du Québec ou simplement québécois, est la variété de la langue française parlée essentiellement par les francophones du Québec.

Le français écrit du Québec est syntaxiquement identique au français européen et international. Il ne s'en distingue que marginalement sur le plan lexical. Quant au français oral, passablement différent du français écrit, il comporte des écarts syntaxiques et phonétiques parfois prononcés par rapport à la norme. Le québécois connaît des variétés régionales, dont le joual, parler populaire de Montréal.

L'Office québécois de la langue française travaille au développement de la langue française et appuie certaines particularités qui peuvent diverger parfois avec l'usage européen mais sans écarter ces dernières.



DISTINCTION ENTRE FRANÇAIS QUÉBÉCOIS ET FRANÇAIS CANADIEN

Insoumis - La révolution tranquilleIl ne faut pas confondre français québécois et français canadien. En effet, à strictement parler, le français canadien constitue un ensemble qui comprend le français québécois et des français de diverses autres régions et origines. Ainsi, le français acadien et le français terre-neuvien ont des origines différentes du français québécois. Quant au français ontarien, au français du Nouveau-Brunswick et au français du Manitoba, ils ont les mêmes origines que le français québécois (car la population francophone de ces provinces est historiquement issue d'une colonisation en provenance du Québec) mais se sont différenciés avec le temps, notamment à la suite de la Révolution tranquille. Il en va de même du français des petites communautés francophones du New Hampshire et du Vermont, aux États-Unis, également issu du français québécois. Dans certaines régions limitrophes orientales du Québec (baie des Chaleurs, Basse-Côte-Nord, îles de la Madeleine) c'est le français acadien plutôt que le français québécois qui constitue le parler ancestral, quoique la jeune génération s'aligne de plus en plus sur le parler du reste du Québec. Quant au français parlé au Madawaska, une région séparée entre le Nouveau-Brunswick et le Maine, il serait foncièrement québécois selon certains auteurs alors que selon d'autres, il serait un mélange de français acadien et de français québécois.


À noter par ailleurs que près de 90 % des francophones du Canada vivent au Québec.



HISTORIQUE

Insoumis - Canadiens habillés à la française au XVlle et XVllleLes Canadiens de la Nouvelle-France (1608-1763) parlent un français identique à celui de Paris, et ce, même si la plupart des colons viennent de différentes régions (essentiellement de l'ouest et du nord-ouest de la France). Il apparaît en effet que la diversité des langues régionales s'est rapidement uniformisée autour de la koinè urbaine, phénomène favorisé par le fait que 71,5 % des colons ont une origine urbaine ou semi-urbaine. Cette uniformisation autour de l'usage parisien est également renforcée par l'arrivée des filles du Roi, immigrantes recrutées pour épouser les colons dans une perspective de peuplement (1663-1673). Il s'agit essentiellement d'un français populaire qui comporte ses différences par rapport à celui de la Cour, sans en être très éloigné.


Il reste que 28,5 % des premiers colons sont d'origine rurale, ce qui favorisera la diffusion de mots fréquents dans divers dialectes du Centre et de l'Ouest (par ex. : garnotte au sens de « petite pierre »).


Insoumis - Langue normandeAinsi, bien qu'il ait indéniablement conservé des éléments issus des langues d’oïl régionales comme le normand, le poitevin ou encore le saintongeais, le français québécois tient essentiellement son origine de la langue parisienne du XVIIIe siècle. Toutefois, il serait faux de prétendre que le français québécois actuel est une forme parfaitement préservée de la langue de l'Ancien Régime. Le français du Québec, comme celui de France, a évolué et trouvé ses inflexions propres en fonction de ses réalités spécifiques et, notamment, de son interaction avec la langue anglaise. L'évolution du français québécois à partir de la langue parisienne d'autrefois (vers la nouvelle norme française datant de la Révolution) connaît ses premières impulsions sous l'action de Thomas Maguire dans les années 1840, s'intensifie avec les nouveaux moyens de communication du milieu du XXe siècle et s'accélère avec l'instruction élargie et l'émancipation sociale et intellectuelle des Québécois de la Révolution tranquille.


Insoumis - Loi 101
Enclavé dans un environnement anglophone, le français québécois a toujours été une langue sous influence théoriquement menacée d’extinction. Cependant, les pressions et les revendications des francophones, dans les années 1960, ont amené le gouvernement fédéral du Canada à adopter des politiques de bilinguisme pour l'administration publique et les services de l’État ainsi que pour l’étiquetage et l’emballage. Quant au gouvernement du Québec, il se donne en 1977 une Charte de la langue française (souvent appelée « Loi 101 ») qui déclare le français langue officielle du Québec, au travail, dans l’affichage commercial et dans l’éducation des immigrants.




SOUS LE RÉGIME FRANÇAIS

L’histoire du français québécois, à l'instar de l'histoire du Québec, s'inscrit dans plusieurs périodes charnières : le régime français, le régime britannique, la période post-confédération et l'époque contemporaine depuis la Révolution tranquille.



IMPLANTATION DES COLONS

Insoumis - Entrée de l'habitation de Port-Royal


La langue française s'établit de façon permanente en sol nord-américain avec la fondation de Québec par Samuel de Champlain en 1608. Bien que la vallée du fleuve Saint-Laurent ait été explorée par Jacques Cartier dès 1534, ce n'est qu'avec la construction de l'habitation de Québec par Champlain que la France parvient à implanter une population française sur le territoire.





La fondation de la Compagnie de la Nouvelle-France par Richelieu en 1627 se traduit par l'arrivée de plusieurs vagues de colons. Entre 1627 et 1663, quelques milliers de Français débarquèrent en Nouvelle-France, soit à Québec, au Canada français. Les provinces françaises les mieux représentées lors de ces migrations sont celles du nord-ouest, soit la Normandie, l'Aunis, le Perche, la Bretagne, Paris et l'Île-de-France, le Poitou, le Maine, la Saintonge et l'Anjou. Quelque 1 250 immigrants s'installeront durant cet intervalle de 35 ans.



ASSIMILATION DES AMÉRINDIENS

Le colonisateur français désire l'intégration des Amérindiens qu'il nomme « sauvages ». En 1618, Champlain dit aux chefs hurons: « Nos jeunes hommes marieront vos filles, et nous ne formerons plus qu'un peuple ».


Insoumis - Assimilation des amérindiens
Vers 1680, le gouvernement de Versailles autorise une dépense de 3 000 livres, soit 60 dots de 50 livres, pour chaque amérindienne qui épousera un Français. Il y eut 120 unions officielles. On envoya aussi plusieurs Amérindiens pour les éduquer en France, croyant qu'à leur retour parmi les leurs, ils auraient une grande influence sur la communauté tout entière.



En 1673, Frontenac, s'exprime ainsi devant les représentants des tribus iroquoises à Cataracoui :


« Je vous conjure avec toutes sortes d'instances de faire apprendre à vos enfants la langue française que les Robes-Noires peuvent leur enseigner, cela nous unirait davantage et nous aurions la satisfaction de nous entendre les uns les autres sans interprète ».


Insoumis - Marie de l'Incarnation 1599-1672


Mais, comme le dira mère Marie de l'Incarnation, fondatrice des Ursulines et responsable de l'éducation des filles dans la colonie : « On fait plus facilement un Sauvage avec un Français qu'un Français avec un Sauvage ». Cette phrase souvent citée, témoigne du peu d'attrait qu'exerce le mode de vie et la culture française sur les enfants de la nature comparativement à l'attrait fort et bien senti, durant toute l'histoire de la Nouvelle-France, du mode de vie sauvage, synonyme de liberté et d'aventure, sur les Français et plus tard les Canadiens-français. L'intendant Jean Talon dira même : « Les petits enfants ne pensent qu'à devenir un jour coureur des bois ».





Plusieurs facteurs, dont l'infériorité numérique des colons, le fait que l'on dépende d'une alliance intime avec les Amérindiens pour la défense des colonies contre la puissance britannique, amèneront les Français à prendre le chemin de l'école des langues et des coutumes amérindiennes. Assez tôt dans l'histoire, les « truchements » (interprètes) de la Nouvelle-France deviennent indispensables au progrès de la colonie laurentienne. De plus, le principal commerce du pays, la traite des fourrures, ne peut se faire sans la participation des autochtones.



SOUS LE RÉGIME BRITANNIQUE

Le 13 septembre 1759, Québec, capitale politique de la Nouvelle-France, donc du Canada, est prise par l'armée britannique. Les conséquences de cet événement transformeront la situation linguistique du Canada de façon drastique.


Insoumis - La capitulation de Montréal, 1760

Selon les termes du traité de capitulation de Montréal de 1760, l'armée française quitte le territoire conquis. L'élite dirigeante, composée de membres de l'aristocratie française et de hauts commerçants français fait de même. Ne reste que le peuple, le clergé catholique, la petite bourgeoisie et les gens de l'administration civile, pour l'immense majorité nés dans la colonie. Les gens qui restent dans la colonie deviennent sujets britanniques. Peu de temps après la conquête, le général britannique Jeffrey Amherst met sur pied un gouvernement militaire provisoire qui perdure jusqu'en 1763.




Insoumis - James Murray 1721-1784
En 1763, la France cède le nord de la Nouvelle-France à la Grande-Bretagne par le traité de Paris. Très rapidement, la nouvelle élite monarchiste décide du sort des colons francophones : ils seront assimilés, c'est-à-dire qu'ils seront amenés à se fondre dans la société anglophone et protestante du royaume britannique. Le 7 octobre, la Proclamation royale britannique vient définir les nouvelles conditions politiques de la colonie, renommé la Province of Quebec dont le territoire est réduit à la zone habitée le long du fleuve Saint-Laurent. James Murray est nommé gouverneur et devient responsable d'implanter la politique britannique concernant la colonie. Il doit favoriser l'immigration britannique, implanter la religion officielle – l'anglicanisme – et les structures administratives et judiciaires britanniques.




Insoumis - Le Serment du Test


Le transfert de pouvoir amène l'administration britannique et l'implantation graduelle de colons britanniques anglophones. En remplacement des nobles et des grands bourgeois français, débarquent des nobles et des grands bourgeois anglais et écossais en provenance des Îles britanniques et des colonies britanniques du sud. Le commerce passe rapidement aux Britanniques qui s'installent à Québec. À cause du « serment du test », tous les catholiques sont légalement exclus des fonctions publiques. Il ne reste plus aux Canadiens qu'à cultiver leurs terres pour subsister.





La langue française, qui jusqu'alors jouissait du statut de lingua franca dans tous les échelons de la société, se voit reléguée au deuxième rang dans la pratique du commerce et dans les communications d'État. Par nécessité, la classe éduquée se met à apprendre la langue anglaise et devint graduellement bilingue.

L'Acte de Québec de 1774 répond à plusieurs des demandes des Québécois, qui jusque-là, s'étaient activés à pétitionner la couronne britannique afin d'obtenir la restauration des lois civiles française et des garanties à l'utilisation de leur langue et de leur foi catholique.



RÉVOLUTION AMÉRICAINE


Insoumis - La révolution américaine


Le commencement de la révolution américaine, suivie de la Guerre d'indépendance, ralentit complètement l'effort de colonisation du Québec par le gouvernement britannique. L'Acte de Québec fait justement partie des lois anglaises qui sont alors qualifiées d'« intolérables » (Intolerable Acts) par les parlementaires des Treize colonies. Jusqu’à la reconnaissance de l'indépendance des États-Unis d'Amériques par la Grande-Bretagne, le statu quo linguistique persiste. La majeure partie des Québécois choisit de ne pas participer au conflit entre la Grande-Bretagne et ses colonies. La démographie de la population francophone est constamment en hausse alors que celle de la population anglophone reste stable.

La fin de la guerre apporte des changements démographiques immédiats. Quelque 7 000 sujets loyalistes viennent s'établir dans la Province du Québec et augmenter l'importance de la population anglophone.



LE FRANÇAIS EN ESTRIE

L'Estrie, anciennement appelée « Eastern Townships » du fait de sa localisation frontalière avec les États-Unis, fut un territoire refuge pour les anglophones loyalistes fuyant la révolution américaine, l'empire britannique offrant des terres aux loyalistes dans cette région de la Nouvelle-France récemment conquise. À partir des années 1760 la population est donc très largement anglophone.


Insoumis - Saint-Benoît-du-Lac
Dans les années 1812, une faible quantité de Canadiens-français arrive dans la région, mais elle ne représente qu'une petite minorité parmi la population anglophone. Mais c'est dans les années 1840 qu'une grande vague d'immigration irlandaise et écossaise puis francophone débute. Alors que les francophones ne représentent toujours qu'une faible minorité parmi les autres, ils grandissent rapidement en raison d'une natalité record et d'une immigration qui ne cesse d'augmenter. Dans les années 1850-1860 ils commencent déjà à représenter une minorité importante. En 1890, poussés par une des plus fortes natalités au monde, les Canadiens-français représentent plus de 70 % de la population de l'Estrie.


Insoumis - Ski-Doo de Bombardier

Cette proportion francophone restera à peu près la même jusque dans les années 1930 ou une grande industrialisation de la région pousse les travailleurs francophones à venir en Estrie, ce qui produit une nouvelle vague de francisation : les francophones de l'Estrie passent ainsi de 76 % en 1930 à plus de 88 % en 1960. Suivi du pic de la natalité de l'après-guerre, en 2001 les francophones représentaient plus de 97 % de la population de l'Estrie.





LE FRANÇAIS AU QUÉBEC

Insoumis - Drapeau québécoisAu Québec en particulier, l’espace linguistique francophone n’a plus été nourri de façon privilégiée par les apports de la métropole, ni soumis à son influence, depuis la Conquête anglaise en 1759 jusqu’au XXe siècle environ. Le français y a conservé ses influences lexicales empruntées au vocabulaire de la marine du XVIIIe siècle (« barrer » une porte pour « verrouiller », par exemple), mais également des formes archaïques qui ont été maintenues en français nord-américain : on dit « breuvage » pour « boisson », soit la même nuance qui existe en anglais entre le beverage américain et le drink britannique, le terme québécois ayant conservé le même sens neutre qu’en vieux-français (boisson).


Depuis la seconde moitié du XXe siècle, c’est une véritable ingénierie linguistique qui a participé de l’évolution du français québécois, notamment en inventant des équivalents québécois à des anglicismes. On dit « courriel » pour e-mail et « clavarder » pour chatter.


Insoumis - Office québécois de la langue françaiseL’Office québécois de la langue française (OQLF) est, dans ses missions de veille terminologique, l’équivalent québécois de l’Académie française en France : son rôle est à la fois consultatif et normatif. Au sein de la francophonie mondiale, l’influence considérable et relativement nouvelle de l’OQLF et du français québécois en matière lexicale (mots francisés, néologismes, etc.) est importante même en dehors du Québec. Pour illustration, l’Académie française « importe » et intègre désormais beaucoup d’apports lexicaux québécois (recommandés par l’Office québécois en ce qui concerne l’usage de la langue au Québec), enrichissant le français international et permettant la diffusion de ces termes dans la francophonie mondiale. Par exemple, après avoir été initialement « marqués » comme des québécismes, des termes comme « courriel » sont désormais considérés comme des mots standard pour l’ensemble des pays francophones (« français international ») et ne sont plus nécessairement « différenciés ».


Le but de l’OQLF dans les matières terminologiques n’est pas de s’écarter de la norme internationale du français (grammaire, etc.), mais d’encadrer sa variante nord-américaine, dans le respect des règles communes de la langue française (corpus commun). En cela, les activités lexicales de l’Office contribuent à enrichir le français international par une contribution québécoise. L’Office propose sur l’Internet son grand dictionnaire terminologique.


Insoumis - Multidictionnaire



Le Québec déploie tous les moyens pour améliorer la qualité de l’enseignement du français. Ce dernier adopte, comme référence, une nouvelle méthode pour l’enseignement de la grammaire française. Le Multidictionnaire de la langue française est l’outil de référence pour consulter les mots français, les anglicismes, les faux amis, etc.







La Charte de la langue française, connue également sous le nom de loi 101, a permis à la langue française d’être officialisée et protégée dans la province de Québec. De plus, l’apprentissage de la langue française aux nouveaux arrivants allophones devient une des priorités du gouvernement québécois.


Insoumis - Vandalisme sur un STOP

L'affichage bilingue heurte la fibre francophone et la sensibilité de certains Québécois, comme en témoigne le vandalisme sur plusieurs panneaux québécois bilingues ARRÊT-STOP en référence à la loi 101. Les immigrants venus de France lors du régime de la Nouvelle-France (1534-1759) ont constitué la première population francophone du monde à réaliser son unité linguistique, et cela, deux siècles avant la France, et sans véritable intervention étatique.




Insoumis - Affiche
Le Québec travaille activement à la francisation de son territoire, depuis la mise en place en août 1977 de la Charte de la langue française (ou Loi 101). Le Québec est alors la seule province unilingue francophone. Les autres provinces sont soit bilingues (exemple : le Nouveau-Brunswick) ou juste anglophones mais avec des facilités administratives pour les petites minorités francophones (exemple : l'Ontario, la Saskatchewan). Par contre, depuis la loi sur les langues officielles du Canada, tous les territoires du Canada ont le français comme langue officielle.




Insoumis - Logo loi 101Cette loi 101, qui est une charte visant à faire respecter la langue française et à franciser les immigrants du Québec, instaure des lois linguistiques inédites, par exemple l'obligation d'affichage unilingue en français à l'extérieur des commerces, et l'obligation pour tout affichage commercial intérieur d'avoir le texte français écrit plus gros que celui de toute autre langue. La loi 101 force toute personne à étudier dans une école publique francophone, sauf si l'un des deux parents a fait son éducation primaire ou secondaire au Canada dans une école anglophone. Le nombre d'élèves anglophones a chuté de 43 % en vingt ans, passant de 256 251 élèves anglophones en 1971-72 à 111 466 en 1994-95. Ce phénomène est encore plus présent dans l'île de Montréal, ou le nombre d'élèves étudiant en anglais a subi une diminution de 60 % entre 1971 et 1995. Aussi un certificat de francisation est accordé aux entreprises de 50 employés et plus qui démontrent que leurs employés francophones peuvent travailler en français. (Le taux de certification des entreprises québécoises est passé de 71,4 % en 2002 à 80,7 % en 2007.)


Ce grand projet de francisation est considéré comme une réussite, sachant que les anglophones sont passés de 14 % en 1971 à 7 % en 2006. Mais aussi le pourcentage de nouveaux immigrants choisissant l'anglais comme langue d'étude est passé de 90 % en 1966 à 4 % en 2006.


Insoumis - Logo loi 101La connaissance du français dans l’ensemble du Québec est passée de 93,6 % en 1991 à 93,9 % en 1996 puis à 94,6 % en 2001.

Chez les personnes de langue maternelle anglaise, l'aptitude à parler le français est passée de 35 % en 1971 à 60 % en 1991, à 67,2 % en 2001, puis à 71 % en 2006. Chez les personnes de langue maternelle tierce, l'aptitude à parler le français est passée de 35 % en 1971 à 68,6 % en 1991 à 73,5 % en 2001, puis à 75,3 % en 2006.



LE FRANÇAIS DANS LE MONDE

Insoumis - La francophonie mondialeLe français est enseigné dans de nombreuses universités partout à travers le monde et il jouit d’un rayonnement notamment dans les mondes diplomatique, journalistique, judiciaire et universitaire. Dans les pays anglophones que sont les États-Unis, le Canada anglophone, le Royaume-Uni et l'Irlande, le français conserve le privilège d’être la première langue étrangère enseignée et loin devant les autres langues. En Australie, il est devancé de peu par le japonais, dont le Japon est leur deuxième partenaire économique. Le français est langue maternelle principalement en France (pays avec la plus grande population ayant cette langue pour langue maternelle), en Belgique (en Wallonie et à dans la région de Bruxelles-Capitale), à Monaco, au Luxembourg (où il est l’une des trois langues officielles du pays), en Suisse romande (le français est l’une des quatre langues officielles de la Suisse) et en Vallée d'Aoste. En Amérique, le français est langue maternelle dans plusieurs provinces et territoires du Canada (principalement au Québec, dans une grande partie du Nouveau-Brunswick, mais aussi en Ontario, en Nouvelle-Écosse, à l'Île-du-Prince-Édouard, au Manitoba, au Yukon…), à Saint-Pierre-et-Miquelon, aux États-Unis (notamment en Louisiane et au Maine), en Guyane française, et, avec le créole, en Haïti et aux Petites Antilles (Guadeloupe, Martinique, Saint-Barthélemy, Saint-Martin). En Afrique, dans les pays dont il est langue officielle, il est parlé comme première langue par une minorité, surtout dans les milieux urbains. Ainsi, il existe des îlots de francophones natifs en Côte d’Ivoire (Abidjan), au Gabon (Libreville). Dans de nombreux pays d’Afrique du Nord, d'Afrique de l'Ouest, et d'Afrique centrale, le français est souvent parlé comme deuxième langue, comme en République démocratique du Congo, pays francophone le plus peuplé du monde (le français y est toutefois maîtrisé à des degrés très divers par la population), l’un des 29 pays ayant le français pour langue officielle ou co-officielle. Ces pays ont pour la plupart fait partie des anciens empires coloniaux de la France et de la Belgique. Le français est également langue officielle à Djibouti. Dans l'Océan Indien, le français et des créoles français sont parlés à La Réunion, aux Seychelles et à l’île Maurice, et est langue officielle à Mayotte, aux Comores et à Madagascar. Il est aussi la langue des Terres australes et antarctiques françaises (bien que celles-ci soient inhabitées, elles reçoivent la présence de scientifiques et de militaires). En Océanie, le français est langue maternelle en Nouvelle-Calédonie, avec les langues kanak, et est parlé en Polynésie française, à Wallis-et-Futuna et au Vanuatu. En Asie, le français est encore présent à Pondichéry (Inde), ainsi qu'au Liban.



La francophonie dans le monde


Le nombre de francophones (dans sa définition « sachant lire et écrire le français » incluant ceux qui parlent le français comme langue étrangère mais excluant arbitrairement ceux sachant juste le parler car ces statistiques sont difficiles à obtenir) dans le monde ne cesse d'augmenter passant de 106 millions en 1985 à 173,2 millions en 1997, 200 millions en 2005 et 220 millions en 2010. Dès 2015 « l'espace francophone » – dans lequel on inclut toute la population des pays pour lesquels le français a le statut de langue officielle – dépassera en population l'espace hispanophone et deviendra le 3e au monde après l'anglophone et le sinophone et pourrait passer ce dernier à l'horizon 2050 si la démographie chinoise suit les prévisions démographiques à la baisse dû à la politique de l'enfant unique. De plus, les prévisions augurent une évolution exponentielle du nombre de francophones en fonction de l'éducation en Afrique, le nombre de francophones devrait atteindre 400 millions en 2025 puis 715 millions en 2050, c'est-à-dire être multiplié par quatre, alors que la population mondiale ne croîtrait que de 1,566,67. Divers scénarios possibles ont été étudiés et le nombre de francophones en 2060 pourrait varier de 368 millions pour le plus pessimiste à 1,2 milliard pour le plus optimiste.

La population francophone en explosion démographique devrait donc passer de 3 % en 2000 à plus de 8 % de la population mondiale en 2050.


Insoumis - Livres méritants
La francisation dans le monde se fait aussi ressentir dans le fait que de plus en plus de pays rejoignent l'Organisation internationale de la francophonie (OIF). Alors que l'OIF ne comptait que 21 pays à sa création en 1967 (appelée anciennement Assemblée parlementaire de la francophonie), elle en compte 75 en 2010 (les derniers étant les Émirats arabes unis, la République dominicaine, le Monténégro, la Bosnie-Herzégovine et l'Estonie en 2010), ce qui en fait la plus grande organisation linguistique mondiale.



Dans les années 2000-2010, le français est appris comme langue étrangère dans de nombreux pays. Il semble même être la langue dont le nombre de locuteurs augmente le plus rapidement (en pourcentage) dans le monde, grâce au rayonnement international du français mais aussi au fait que les populations des pays composant la francophonie ne parlent pas toutes français, sans oublier que le français est la seule langue parlée sur tous les continents, avec l'anglais.


Insoumis - Classe de français en Afrique
Le français est aussi la langue étrangère la plus apprise après l'anglais. Les personnes apprenant le français sont aussi en forte augmentation, près de 30 % entre 1994 et 2004 tous continents confondus, l'Afrique étant en tête avec une augmentation de 60,37 % de 1994 à 2002, passant de 32 808 681 francophones en 1994 à 52 617 368 en 2002 et de 62 % de 1994 à 2004, suivie de l'Asie avec une augmentation de 48,8 % de 1994 à 2004.



En 2008 l'espace francophone représente 20 % du commerce mondial des marchandises en augmentation par rapport à 2005. En 2008, les soixante-dix États et gouvernements de l’OIF totalisent 870 millions d’habitants, soit 13 % de la population mondiale.

En 2005, le nombre de personnes en contact avec la langue française est estimé à 250-300 millions ; ce chiffre est censé atteindre 500 millions en 2010.



Insoumis - Conférence ministérielle de la Francophonie


Le français est la langue officielle de nombreux pays. Il est largement utilisé dans un certain nombre d’autres pays. Une partie des nations utilisant cette langue est regroupée au sein de la « francophonie ». Dépassant le seul cadre linguistique, le Haut Conseil de la francophonie est une plateforme d’échanges impliquant un tiers des pays de la planète. Ce mouvement confirme une redéfinition de la place du français dans le monde. En 2010, une estimation du ministère français des affaires étrangères évalue à environ 200 millions le nombre de personnes capables de parler en français dans le monde.



CARACTÉRISTIQUES LEXICALES

LES ANGLICISMES

Les anglicismes constituent une des principales particularités du français québécois par rapport aux autres variantes du français. Leur forte présence est due à l'intime proximité de l'anglais depuis 1760, date de la Conquête.


Insoumis - Vitrine vandaliséeJusqu'à la Révolution tranquille, les commerces, et donc les employeurs, étaient principalement de langue anglaise, ce qui fait que lorsque les Canadiens-français, vivant essentiellement à l'origine en milieu agricole, ont quitté les campagnes pour les villes lors de l'industrialisation, ils ont appris leur métier avec des mots anglais (sans être eux-mêmes bilingues), ce qui a contribué à la diffusion d'anglicismes (souvent les mots anglais déformés) dans leur vocabulaire technique ou pour nommer les réalités du travail (ex. : « foreman » pour contremaître). Dans le même ordre d'idées, les contrats de travail et conventions collectives étaient rédigées en anglais, et lorsqu'ils étaient traduits, ils l'étaient par des traducteurs improvisés qui calquaient les formes de l'anglais (ex. : bénéfices marginaux au lieu d’avantages sociaux pour traduire « fringe benefits »).


C'est ainsi que les anglicismes sont présents dans la langue parlée comme dans la langue écrite. Toutefois, les efforts de l'Office québécois de la langue française et une volonté collective en ont fait disparaître un grand nombre dans les années 1970, que ce soit dans les domaines techniques ou dans le vocabulaire administratif.


Insoumis - Arrêt-stop vandaliséLes Québécois reprochent souvent aux Français leur utilisation fréquente d'anglicismes. Il est vrai que la France aime emprunter des mots anglais, surtout dans les domaines du marketing, du commerce, de la finance et du monde des affaires. Les anglicismes québécois ne sont pas les mêmes, et sont surtout d'un autre ordre. D'une part, les mots empruntés tels quels sont plus proches de la langue de tous les jours (ex. : « donner un lift » pour « conduire quelqu'un quelque part en voiture », « raccompagner », « reconduire », « passer chercher », etc.). D'autre part, il ne s'agit pas uniquement d'emprunter le mot tel quel, mais souvent d'en faire une traduction littérale, avec pour résultat une expression qui dit les choses à la façon anglaise avec des mots français. (Par exemple, un Québécois dira souvent à l'année longue (all year long) là où un francophone d'un autre pays dira à longueur d'année ou plus simplement toute l'année).



LES SACRES

Insoumis - Boite aux lettres


Le français québécois se distingue aussi par les « sacres », jurons tirés du vocabulaire ecclésiastique. On attribue généralement cette particularité au fait que le peuple québécois a très longtemps vécu sous l'emprise très serrée de l'Église catholique, et ce, depuis la colonie (XVIIe siècle) mais en particulier dans la première moitié du XXe siècle, jusqu'à la Révolution tranquille (1960-1970). Le basphème serait une réaction à cette mainmise qui s'exerçait aussi bien sur l'État que sur la vie privée.





Les sacres les plus courants sont crisse (déformation de christ), câlisse (déformation de calice), hostie et tabarnak (déformation de tabernacle), mais on en compte une quinzaine, outre des dizaines de variantes.

Les sacres sont encore couramment utilisés, mais bien que la société québécoise se soit sécularisée, ils constituent encore des « gros mots » qu'on évitera dans un discours standard. En revanche, il en existe depuis toujours des dizaines de variantes atténuées qui, elles, peuvent être utilisées sans problème. Par exemple, crisse, câlisse, hostie et tabarnak peuvent devenir respectivement christophe, câline, ostination et tabarnouche, formes tout à fait inoffensives, qui peuvent même dans certains cas être perçues comme faiblardes.


Insoumis - Sacres québécoisLe sacre peut servir à exprimer aussi bien la colère que la surprise, le plaisir ou la joie. Il existe à la base sous forme exclamative (« Tabarnak! T'es encore là? »), mais il peut aussi entre autres prendre une forme verbalisée (« câlisser quelqu'un dehors »), adverbialisée (« Je me suis fait crissement mal ») ou substantivée (« Le petit crisse m'a encore mordu »). Les sacres sont aussi souvent agglutinés (« hostie de tabarnak », etc.) pour plus d'intensité.




VARIATIONS RÉGIONALES

Il existe des variations phonétiques et lexicales, voire syntaxiques, entre différentes régions du Québec, mais il reste que dans l'ensemble, le français québécois est plutôt homogène.

Cela dit, les Québécois distingueront généralement sans peine un accent montréalais, un accent québécois (de la ville de Québec), un accent du Saguenay–Lac-Saint-Jean (proche de l'accent de Charlevoix), un accent de la Mauricie et du Centre-du-Québec, un accent beauceron (caractérisé par le Père Gédéon) et un accent de la Gaspésie (proche de l'acadien), entre autres. Toutefois, les différences tendent à s'amenuiser avec le degré d'instruction du locuteur et à s'accentuer avec l'éloignement des centres urbains et l'âge des locuteurs.



MESURES INSTITUTIONNELLES PRISES AU QUÉBEC

Insoumis - La loi 22
La Loi sur la langue officielle (loi 22) est adoptée en 1974. La Charte de la langue française (loi 101), adoptée le 26 août 1977, réaffirme l'unilinguisme francophone de la province, et institue le Conseil supérieur de la langue française et la Commission de toponymie du Québec. La Commission de protection de la langue française, quant à elle, a pour mission d'assurer le respect de la Charte de la langue française. Cette charte est modifiée le 1er octobre 2002 à la suite de l'adoption de la loi 104.



La Commission de la protection de la langue française (CPLF), devenue l’Office québécois de la langue française (OQLF) en 2002, et le ministère des Affaires culturelles sont créés le 24 mars 1961. Le rôle de l'OQLF est de veiller à ce que le français soit la langue de travail, des communications, du commerce et des affaires dans l'administration et les entreprises. Il rédige un dictionnaire gratuit en ligne, le Grand dictionnaire terminologique (GDT), donnant les équivalents français deInsoumis - Banque de dépannage linguistique termes anglais ou latins dans 200 domaines d'activité. Il propose également les alternatives à l'utilisation de plus de 150 anglicismes employés couramment et signale les faux-amis. Il offre également aux internautes sa Banque de dépannage linguistique (BDL) gratuitement.


Le Québec se montre souvent plus réticent que l'Europe francophone à utiliser à l'écrit des mots franglais, ce à quoi les annonceurs publicitaires s'adaptent. Par exemple l'ordinateur portable MacBook d'octobre 2008 est vanté par Apple pour sa « coque unibody » en France, mais pour son « boîtier monocorps » au Canada francophone.


Insoumis - Certficat de francisation
Le certificat de francisation est accordé en vertu de la Charte de la langue française du Québec aux entreprises de 50 employés et plus qui démontrent que leurs opérations quotidiennes se déroulent en français. Alors que le taux de certification des entreprises n’était que 8 % en 1981 il passe à 60 % en 1990 puis à 71,4 % en 2002 pour atteindre 80,7 % en 2007.




Wikipédia

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