MOUVEMENT des INSOUMIS


Insoumis - Méchoui 2013

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ANNIVERSAIRE DE LA LOI 101 2013

La Charte de la langue française (communément appelée la loi 101) est une loi définissant les droits linguistiques de tous les citoyens du Québec et faisant du français la langue officielle du Québec.

Proposée par le ministre du développement culturel Dr Camille Laurin, la loi est adoptée à l'Assemblée nationale du Québec le 26 août 1977 par le gouvernement péquiste de René Lévesque. La loi survient trois ans après la loi sur la langue officielle (la loi 22), votée par le gouvernement Bourassa en juillet 1974. Avant cette date, le Québec était de facto la seule province du Canada à pratiquer le bilinguisme anglais-français au niveau institutionnel.


CONTEXTE

Le mouvement des Insoumis organise un méchoui afin de souligner l'anniversaire de l'adoption de la Charte de la langue française, aussi connue comme la loi 101. Il s'agit du plus gros événement festif du mouvement, membres, sympathisants/es et amis/es des quatre coins du Québec se retrouvent et socialisent. Des discours sont prononcés, musique, feux, etc.



LA JOURNÉE

Insoumis - Drapeau des patriotes

Les invités commencent à arriver vers 13 :00 en cette magnifique journée du 24 mai 2013, les effluves aromatiques de la viande cuisant sur le feu de bois, ouvrent l'appétit des convives. Le tout débute par l'attribution des cartes de membre, pour ensuite faire place à quelques discours prononcés par certains membres, suivi de musique, pour se terminer devant un feu de camp.

Les invités arrivants sur le site du méchoui aperçoivent aussitôt un immence drapeau des patriotes surplombant le terrain du haut d'un mat de 12 mètres, le drapeau lui-même faisant 3 x 6 mètres. Symbole de résistance depuis des siècles, il demeure encore aujourd'hui, synonyme de courage et de combativité.




Un premier discours se tient au sujet de l'activisme, un membre de Montréal explique aux invités ce qu'est l'activisme et donne quelques exemples d'actions posées par le mouvement des Insoumis. Les activités festives du mouvement consiste aussi à démystifier ce qu'est le militantisme de terrain, manifestations et autres actions commisent par les Insoumis. Il annonce du même coup la décision prise quelques jours plus tôt de s'identifier officiellement indépendantistes, décision saluée par le Rassemblement pour un pays souverain, dont Benoît Roy est le président.


Insoumis - Méchoui des Insoumis


Durant ce temps, la viande cuit doucement sur le feu, le tournage d'un film documentaire sur le mouvement des Insoumis se poursuit et les invités discutent les uns avec les autres, entre les différentes allocutions de la journée.





Le soir venu, après avoir bien mangés, les participants se réunissent autour d'un feu de camp et terminent ainsi la soirée, certains demeurent sur place, ayant monter leur tente sur le terrain. D'autres retournent chez-eux, mais tous ont apprécié la journée festive, organisée pour souligner l'anniversaire de l'adoption de la loi 101.



Insoumis - Tournage du film documentaire sur les Insoumis


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RÉSUMÉ HISTORIQUE

L'ADOPTION DE LA LOI 101

Insoumis - Armand Lavergne, 1880-1935

Moment historique au Québec, l'adoption de la Charte de la langue française, la célèbre loi 101, votée à 54 voix contre 32 à l'Assemblée nationale le 26 août 1977, met fin à l'insécurité linguistique. L'éveil d'une société québécoise sensible à la protection et à la survie de sa langue mène à l'adoption de cette loi, éveil provoqué par différents facteurs. Entre autres l'inquiétante assimilation des francophones hors Québec, le caractère anglais de Montréal et la dénatalité. D'Armand Lavergne en 1910 à la loi 101, en passant par la loi 63 et la loi 22, la question linguistique aura dominé le Québec pendant plus d'un demi-siècle.




Insoumis - Camille Laurin, 1922-1999Le gouvernement du Parti québécois, dirigé par René Lévesque, fait adopter cette loi par l'Assemblée nationale. Elle vise à assurer la primauté du français au Québec, à la fois dans l'affichage, l'enseignement et en milieu de travail. Lorsque le Parti québécois arrive au pouvoir, en 1976, une de ses priorités est d'adopter une loi qui ira plus loin que celles de ses prédécesseurs dans la défense de la langue française. Par sa loi 101, le PQ fait donc du français la langue officielle du système judiciaire. Cette loi exige également que l'affichage et les autres formes de publicités commerciales ne se fassent qu'en français. Dans le domaine de l'enseignement, tous les enfants doivent fréquenter les écoles primaires et secondaires françaises, sauf ceux dont au moins un des deux parents a fait ses études primaires et secondaires en anglais au Québec. Ceux-là peuvent fréquenter les écoles anglaises. Enfin, la loi 101 affirme la primauté du français en milieu de travail. l'adoption du projet de loi est souligné par une ovation qui est dirigée particulièrement à l'endroit du ministre d'État au Développement culturel, et architecte de la loi, Camille Laurin. Il écrira quelques années plus tard :





« Il ne faisait pas de doute pour moi que le Québec majoritairement français, ne pouvait avoir qu'une seule langue officielle, commune à tous ses habitants, langue de la communication et de la cohésion sociale, langue d'usage de l'administration et de toutes les institutions qui en dépendent, langue de la vie collective, milieu de vie où se meuvent avec aisance et bien-être ceux qui l'utilisent pour atteindre à leur plein développement sur tous les plans. »

Camille Laurin





Insoumis - René Lévesque, 1922-1987

Le patronat, ainsi qu'Alliance-Québec, un groupe de pression qui défend les intérêts des anglophones du Québec, contesteront certaines dispositions de la loi 101 devant les tribunaux. Avec le temps, la cour suprême du Canada entérinera le jugement de la cour supérieur du Québec qui déclare invalide le chapitre de la loi 101 proclamant le français « langue de la législation et de la justice ». En 1984, la cour suprême limitera la loi 101 dans le domaine de l'enseignement puisqu'elle va à l'encontre de la Charte canadienne des droits et libertés. Bref, la politique adoptée par le PQ en 1977 restera longtemps l'objet de débats très passionnés.





Wikipédia

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